Contribution (Et si chacun s'occupait de son agenda !)


Rédigé le Jeudi 23 Août 2018 à 21:52 | Lu 340 fois | 1 commentaire(s)




Etait-il encore nécessaire d’apporter des précisions à la suite de la publication d’un papier paru à la Une du journal, « LES ECHOS », sous le titre accrocheur : « TANOR CONTESTE, SON MANDAT A EXPIRE DEPUIS JUIN », me suis-je demandé.

Mais comme le dit un adage bien de chez nous, « Saytaané waxul deugg, waayé yaq na xel », je me suis finalement ravisé ne serait-ce que pour rappeler que le Secrétaire général du Parti socialiste est élu, depuis 2007, par une majorité écrasante de militants issue d’un collège de 27 600 électeurs membres des CA des Coordinations.

A ce titre, sa légitimité demeure incontestable, jusqu’à une prochaine élection prévue, au terme du processus de vente des cartes, lancé le 04 février 2018, à l’occasion du grand rassemblement mémorable du Mouvement National des Femmes Socialistes (MNFS).
Bien que cette légitimité lui confère des prérogatives exclusives, en vertu des dispositions de l’article 18 du règlement intérieur,  il choisit toujours de consulter les instances de base habilitées, surtout quand il s’agit de décisions d’orientation politique majeure, comme celles relatives aux élections.

Sous cet éclairage, qualifier les décisions prises d’illégitimes, relève tout simplement d’une méconnaissance notoire des règles de fonctionnement du Parti socialiste, encore que le Secrétaire général du Parti n’a pas décidé à la place des vrais décideurs que sont les instances de base, avant le Secrétariat exécutif national et le Bureau politique, pourtant tous deux, organes de décision et d’exécution, Article 17 et 20 du règlement intérieur.

Je suis désolé de le constater et de le dire, ceux qui prétendent  vouloir notre bonheur contre notre gré, en nous reprochant notre décision souveraine et majoritaire de poursuivre notre compagnonnage au sein de notre propre coalition, Benno Book Yaakaar, soit ne sont pas du PS, ou sont tout bonnement des militants en rupture de ban depuis 2012.
Ces derniers n’ont pratiquement plus rien partagé avec le Parti socialiste, depuis la fin du Congrès de juin 2014, navigant à contre-courant des décisions majoritaires, installant la violence physique et verbale dans et en dehors du Parti, à travers des invectives par presse interposée, menant des activités parallèles et fractionnistes.

Dès lors, quel crédit peut-on accorder aux propos dérisoires d’un interlocuteur anonyme dont le seul but était d’abuser la bonne fois d’un journaliste, en lui faisant porter ses propres opinions tendancieuses dénuées de toute objectivité.

Quand on choisit librement sa voie, on doit en principe avoir le courage et l’élégance de l’assumer pleinement, tout en laissant les autres « dox seen dox », en toute démocratie et ne plus chercher à dicter son propre agenda qui est de vouloir, vaille que vaille, imposer une « candidature naturelle », non assumée par l’intéressé lui-même, une « candidature naturelle » du reste, fortement décriée, contestée même à longueur d’antenne en 2012, au point de parasiter et saborder volontairement la communication du candidat élu du Parti socialiste.

C’est assurément peine perdue que de demander aux héritiers du Président Léopold Sédar SENGHOR, de trahir leurs propres valeurs de référence identitaires, de se renier, or « gor du weddi boppam »

Nous avions choisi librement, à travers des consultations à la base, en 2016, lors du référendum, de rester dans la ligne de Benno Bokk Yaakaar ; un choix réitéré majoritairement, par les mêmes procédures, en 2017, en perspective des élections législatives du 27 juin.

Disons-le tout net, le renoncement et la trahison ne sont pas socialistes : Nous nous sommes battus ensemble, nous avons gagné ensemble et nous gérons ensemble. Voilà le contrat qui nous lit. Il n’y a donc rien de plus cohérent, pour nous socialistes, que d’être logiques avec nous-mêmes, en restant fidèles à nos valeurs de « ngor » et de « kooleré ». Le contraire de cette attitude aurait était une insulte à la mémoire du Père fondateur.
Faut-il le dire et le répéter, n’en déplaise à nos détracteurs, le Parti socialiste reste plus que jamais chevillé à son objectif fondamental de conquête et d’exercice du pouvoir, selon son agenda et non celui d’une quelconque autre personne.

Cette volonté commune, j’allais dire cette ambition là que porte Ousmane Tanor DIENG est collective et non personnelle. Elle vise l’intérêt national et non la satisfaction d’une ambition individuelle, somme toute humaine, pour celui qui en a et à qui nous souhaitons bon vent.
Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins ; après la vente des cartes, nous déroulerons, avec organisation et méthode, notre agenda collectif, étape après étape, selon le principe, « chaque chose en son temps », jusqu’à l’investiture et la réélection de notre candidat commun, le Président Macky SALL.
Insinuer ou prétexter d’une fausse interprétation des textes, pour décréter une illégitimité des instances du Parti socialiste, constitue, selon le langage musical, un disque rayé, désuet.
Les instances du Parti socialiste sont toutes légitimes, tant qu’elles n’auront pas été renouvelées. Ceux qui prétendent le contraire voudraient bien qu’il en soit ainsi, afin de profiter d’un vide politique, pour satisfaire des ambitions personnelles.Il n’en sera rien, le Parti socialiste est en de bonnes mains.

Pour la clarté du jeu politique et par honnêteté tout court, chacun devrait s’occuper de son agenda et les vaches seraient bien gardées. En ce qui nous concerne, nous avons tourné une page, celle du 05 mars 2016 mieux, nous avons même changé de registre. J’invite nos adversaires à en faire de même, en toute démocratie,  sans haine et sans rancune.

Comme l’a si bien dit le Secrétaire général du Parti socialiste, le Président Ousmane Tanor DIENG : « NOUS SAVONS CE QUE NOUS VOULONS ET OU NOUS ALLONS ET, NOUS Y ARRIVERONS GRACE A DIEU ».
 
Cheikh Sadibou SEYE
Secrétaire Permanent du Parti socialiste